Monts Fann
Le massif granitique entre Douchanbé et Penjikent, ses lacs turquoise et ses vallées de bergers : le terrain de trek le plus accessible du pays.
Les Fann sont, pour beaucoup de nos voyageurs, la surprise du séjour. On y arrive en pensant à une simple étape avant le Pamir, on en repart en se disant qu'on y reviendrait volontiers une semaine de plus. Le massif reste à des altitudes plus modestes que le Pamir, ce qui le rend nettement plus accessible pour de la randonnée, tout en offrant des paysages minéraux et une eau d'une couleur qui n'existe presque nulle part ailleurs.
Un massif de granite et d'eau
Coincés entre le Zeravchan au nord et la vallée du Hissar au sud, les Fann sont un massif compact, dominé par plusieurs sommets qui dépassent les cinq mille mètres. Ce qui frappe d'abord, ce sont les lacs : Iskanderkul, large plan d'eau au pied de parois abruptes, dont le nom rappelle Alexandre le Grand ; les Sept Lacs, chapelet de bassins étagés dans une vallée étroite au-dessus de Penjikent ; et plus haut, Kulikalon et Alaudin, deux ensembles lacustres qui sont le cœur des treks classiques.
Ce qu'on y fait
La grande majorité des voyageurs vient ici pour marcher. Les itinéraires les plus fréquentés relient Artouch, Kulikalon, Alaudin et le col de Chukurak sur trois à cinq jours, avec des nuits sous tente ou en refuge très rustique. Nous proposons aussi des versions plus courtes, en aller-retour depuis Iskanderkul ou depuis les Sept Lacs, pour ceux qui n'ont pas le temps ou l'envie d'un trek complet. En dehors de la marche, les lacs eux-mêmes se prêtent à des étapes plus contemplatives, et les villages de la vallée du Yagnob, un peu à l'écart, gardent une culture linguistique unique, dernier héritier direct du vieux sogdien.
Logistique et hébergement
On accède aux Fann depuis Douchanbé (par la route du nord, en bifurquant à Zerafshan) ou depuis Penjikent au nord-ouest. Les pistes d'accès aux points de départ des treks se font en 4x4 ; au-delà, c'est à pied, avec éventuellement des ânes pour porter le matériel. Dans les villages de basse vallée, les homestays sont une bonne solution : simples, chaleureux, avec des repas partagés autour d'un plov ou d'un ragoût de mouton. En trek, prévoyez d'être autonome pour la nuit.
Quand y aller
La fenêtre praticable est nette : de mi-juin à fin septembre pour les cols les plus hauts, de mi-mai à mi-octobre pour les lacs de basse altitude. En dehors de ces créneaux, la neige rend les passages délicats et les hébergements ferment. Juillet et août sont les mois où l'on rencontre le plus d'autres marcheurs, mais on reste très loin de l'affluence d'un massif alpin européen.