Douchanbé et l'ouest

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La capitale et les vallées qui la bordent : point d'entrée quasi obligé du pays, base logistique pour préparer un départ vers les Fann ou le Pamir.

Douchanbé n'est pas une ville qu'on visite pour elle-même pendant une semaine, mais on y passe forcément. C'est ici que nous rencontrons la plupart des voyageurs à leur arrivée, que se règlent les permis manquants, que se composent les groupes pour un partage 4x4 vers l'est, et que se change l'essentiel des somonis dont vous aurez besoin sur la route.

Une capitale à taille humaine

La ville s'étire du nord au sud le long de l'avenue Roudaki, large, bordée d'arbres, jalonnée de bâtiments officiels au style très soviétique tardif ou franchement néo-monumental. Le mât du drapeau, le palais présidentiel, la bibliothèque nationale composent un décor un peu théâtral qui surprend quand on arrive d'Ouzbékistan. À côté de cela, le bazar Mehrgon et le vieux bazar Choh Mansour restent des marchés de quartier vivants, où l'on prend la mesure de ce que mangent vraiment les gens : abricots secs du nord, plov servi à midi dans des cantines à ciel ouvert, pain rond sorti du tandoor.

Le musée national vaut une matinée : il donne des clés utiles pour comprendre ce que vous verrez ensuite, notamment le Bouddha couché de Ajina Teppa, vestige de l'époque où le sud du pays était un carrefour bouddhique. Le parc Rudaki et les jardins autour du palais Kohi Navrouz servent de refuge en fin de journée quand la chaleur retombe.

Les vallées d'Hissar et Romit

À une petite heure à l'ouest, la forteresse d'Hissar et sa medersa marquent l'ancien passage caravanier vers Samarcande. Le site est très restauré, mais l'ensemble reste un bon point de sortie d'une demi-journée depuis Douchanbé, souvent couplé à un déjeuner dans un tchaïkhana de village. Au nord-est de la capitale, la vallée de Romit remonte vers des collines boisées et des sources d'eau chaude ; c'est le week-end des habitants de Douchanbé, pas encore vraiment un circuit balisé pour voyageurs étrangers.

Comment on circule

L'aéroport est à quelques kilomètres du centre, les taxis privés se prennent sans difficulté. En ville, les marshrutkas fonctionnent mais l'application locale de VTC est plus simple si vous ne parlez ni russe ni tadjik. Pour rejoindre les autres régions, tout part de deux gares routières : celle du nord pour Khodjent et Penjikent via le tunnel d'Anzob, celle de l'est pour Kulob, Khorog et le Pamir. Les départs se font tôt, en général en 4x4 partagés qui n'attendent que d'être pleins.

Quand y venir

Douchanbé est agréable au printemps, d'avril à début juin, et à l'automne, de mi-septembre à fin octobre. L'été, la ville est écrasée de chaleur sèche et l'on comprend pourquoi tout le monde qui le peut monte respirer en altitude. L'hiver est court mais franc, avec des matins gelés. Si vous arrivez pour préparer un long circuit dans le Pamir, comptez au minimum deux nuits pleines sur place pour souffler, récupérer d'un décalage horaire et boucler les derniers détails avec nous.

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